Quels sont les enjeux autour de ce dossier?
«Pour moi, il y a deux choses évidentes. Premièrement, les libertés syndicales doivent être garanties partout, donc aussi dans l’armée. Deuxièmement, la liberté syndicale n’est pas une garantie de pouvoir choisir à la carte ce qu’on fait dans l’armée, sur son lieu de travail. C’est ce qui me dérange dans cette affaire: est-ce une question de liberté syndicale ou de quelqu’un qui ne veut pas changer de poste? L’armée doit aussi fonctionner. Il n’est pas question qu’un syndicaliste puisse choisir ce à quoi il travaille. C’est un engagé, c’est la hiérarchie qui décide où il travaille.
Comment sortir par le haut de la situation actuelle qui semble dans une impasse?
«La procédure de mutation est en cours. Monsieur Schleck a reçu sa lettre et peut s’exprimer au cours des prochaines semaines sur celle-ci. S’il a l’impression que le poste proposé – le 2e déjà! – bloque son activité syndicale, il faudra trouver une autre solution qui ne peut pas être de rester là où il est. Le problème fondamental est bien que ce changement de service n’a rien à voir avec son activité syndicale.
La CGFP veut déposer une plainte auprès de l’OIT. N’est-ce pas aller trop loin?
«Je vais recevoir la CGFP en entrevue la semaine prochaine, car quand on me demande une entrevue je l’accorde. Je lui conseille de rester les pieds sur terre. Honnêtement, je trouve cela exagéré de porter cette affaire à Genève. Pour moi, il est important que le calme revienne, aussi bien dans la police que dans l’armée. Ce sont deux corps importants pour le pays. Je respecte toutes les revendications syndicales, mais il faut quand même aussi que ces corps fonctionnent. Il ne faut pas s’étonner ensuite de la mauvaise image de marque renvoyée aux futures recrues.» |